Le jeudi 27 mars 2025, un séminaire dédié à l’apport de l’information géographique dans la prise de décisions publiques s’est tenu au King’s Conference Center de Bujumbura. Cet événement a été organisé avec le concours du Bureau de Centralisation Géomatique (BCG), sous tutelle de la Primature burundaise, d’IGN FI et du LADEC, son partenaire au Burundi.
Une mobilisation d’acteurs stratégiques
Ce séminaire a rassemblé un large panel de participants issus d’institutions clés du pays. Parmi eux figuraient un représentant du Bureau d’Études Stratégique pour le Développement (sous tutelle de la Présidence), des cadres de ministères (environnement, agriculture, administration territoriale, protection civile, défense, santé, infrastructures, éducation, …), des experts du BCG et de l’Institut Géographique du Burundi (IGEBU), ainsi que des représentants des agences publiques de développement (OBUHA, FONIC, SETIC). Les universités et les partenaires techniques et financiers, tels que la Banque Mondiale, la Coopération suisse (DDC), l’Office International des Migrations (OIM), la FAO, le PNUD et l’Agence Française de Développement (AFD), ont également pris part aux discussions.
Des expériences internationales inspirantes
Au cours des présentations, plusieurs projets menés par IGN FI ont été exposés, notamment en Ouganda, en Guinée, à Madagascar et au Burundi, illustrant la modernisation de la chaîne foncière et la mise en place de cartographies nationales. L’accent a également été mis sur le Géoportail, un outil facilitant l’accès aux données géographiques de référence, et sur la modernisation du réseau géodésique national.
La gestion des risques a fait l’objet de discussions approfondies, avec un focus sur le projet de Gestion Intégrée des Inondations au Sénégal (PGIIS), suscitant un vif intérêt chez les participants. L’application de ces expériences pourrait grandement contribuer à la prévention des inondations au Burundi et à une meilleure gestion des ressources naturelles et foncières du pays.
Un besoin de structuration et d’accès aux données
Les acteurs locaux ont présenté l’état des lieux en matière de collecte et d’utilisation des données géographiques. Le directeur de l’IGEBU a notamment rappelé que de nombreuses bornes géodésiques datent de l’époque coloniale et que leur préservation est désormais sous la responsabilité des administrateurs communaux, suite à des campagnes de sensibilisation.
Vers une meilleure gouvernance par l’information géographique
Les débats ont convergé vers la nécessité de renforcer les capacités des acteurs locaux, de construire des synergies et de mettre à jour le socle des données de référence (imagerie nationale, carte topographique et administrative, réseau géodésique) en mettant en place une plateforme de type portail pour faciliter l’accès et la partage de l’information géographique. Cette démarche permettrait d’optimiser l’utilisation des données géospatiales dans tous les secteurs du pays, en facilitant une prise de décision informée et stratégique.
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